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MBDV - MON BLOG DE VOYAGE
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Couleurs d'automne sur la Vallée des Singes

Couleurs d'automne sur la Vallée des Singes

Alors que les lieux culturels réouvrent progressivement juste à temps pour les vacances d'été, je souhaitais vous proposer, à travers une nouvelle étape de notre périple d'octobre 2020, de redécouvrir un lieu qui nous avait beaucoup marqué. Comme tous les autres parcs animaliers, ils ont connu des temps difficiles et de longues périodes de confinement sans pouvoir recevoir des visiteurs, c'est pourquoi nous avons souhaité aujourd'hui remettre ce lieu dans la lumière. 

Fondée en 1998 à Romagne, à quelques kilomètres et à une trentaine de minutes en voiture de Poitiers, la Vallée des Singes est un lieu inédit en France offrant la possibilité aux visiteurs d'observer, de mieux comprendre les primates. Des dizaines d'espèces sont présentées dans de vastes espaces avec une végétation dense, leur permettant de vivre au plus près de leurs conditions de vie à l'état naturel. Toujours engagé dans des programmes de protection à travers le Conservatoire des primates, le parc poursuit son œuvre en encourageant la reproduction de ses pensionnaires les plus rares (800 naissances depuis la création du parc) et en participant à des recherches. 

4 ans après notre précédente visite, nous allons rencontrer à nouveau nos petits pensionnaires préférés. L'occasion également de (re)découvrir ce magnifique parc animalier sous sa parure d'automne et ces couleurs qui lui donnent un charme fou. 

Dans cet écrin de verdure, les différents espaces sont séparés par des bras d'eau et non pas par des grilles (octobre 2020, image personnelle)

Dans cet écrin de verdure, les différents espaces sont séparés par des bras d'eau et non pas par des grilles (octobre 2020, image personnelle)

Un concept de parc animalier atypique

Comme nous l'avons déjà précisé en introduction et dans les précédents articles que nous avons consacré à la Vallée des Singes, ce parc animalier se démarque car il est essentiellement centré sur les primates. Le parc présente aux visiteurs 18 territoires organisés sur 15 iles arborées et en majorité ombragées. 450 pensionnaires appartenant à 34 espèces de primates sont mises à l'honneur. 

Sans chercher à faire dans le sensationnalisme, ce parc de 22 hectares ombragés, loin des villes et des villages place à la tranquillité et la quiétude de ses pensionnaires au centre de ses préoccupations. La vallée des Singes nous propose de partager leurs espaces tantôt à distance (chimpanzés, bonobos, gorilles...) tantôt plus proches (les saïmiris, les magots...) afin de nous permettre de les observer le mieux possible tout en préservant leur vie de groupe. Nous restons donc à notre place, toujours spectateurs du merveilleux spectacle de la nature dans une position de spectateur à la recherche de ces petits instants de vie qu'ils voudront bien nous accorder. 

Le regard plein de puissance du male dominant du groupe des gorilles (octobre 2020, image personnelle)

Le regard plein de puissance du male dominant du groupe des gorilles (octobre 2020, image personnelle)

Tour d'horizon des espèces présentées

Je ne présenterai pas de façon exhaustive toutes les espèces présentées mais une vraie plongée en immersion retraçant les moments marquants de notre visite. 

Notre parcours commence dans une végétation assez compacte avec de hautes cimes propices aux singes hurleurs qui adorent se fondre dans la végétation. En laissant passer un groupe de visiteurs un peu bruyant, qui regarde à peine un singe hurleur accroché à un branchage assez éloigné, la patience paye permettant d'observer deux couples de singes hurleurs qui viennent se montrer et jouer sur les ponts de cordes en bordure de leur ile. Jeux de mains pour les uns, épouillages consciencieux pour les autres, ils nous permettent de partager une petite tranche de leurs vies en toute simplicité. 

Les deux couples de singes hurleurs en pleine majesté sur leur ile (octobre 2020, images personnelles)
Les deux couples de singes hurleurs en pleine majesté sur leur ile (octobre 2020, images personnelles)
Les deux couples de singes hurleurs en pleine majesté sur leur ile (octobre 2020, images personnelles)
Les deux couples de singes hurleurs en pleine majesté sur leur ile (octobre 2020, images personnelles)
Les deux couples de singes hurleurs en pleine majesté sur leur ile (octobre 2020, images personnelles)
Les deux couples de singes hurleurs en pleine majesté sur leur ile (octobre 2020, images personnelles)

Les deux couples de singes hurleurs en pleine majesté sur leur ile (octobre 2020, images personnelles)

Intrigué par des craquements au dessus de la tête et alors que je peine à faire le point avec mon appareil photo (il faut dire que c'était la première fois que je réutilisais mon appareil en situation de covid, masque sur le nez et buée sur les lunettes pendant toute la journée), je lève les yeux et j'aperçois plusieurs saïmiris en train de se nourrir de feuilles juste au dessus de moi. Nous les observerons un peu plus loin beaucoup plus en détail lors d'un nourrissage. Nous pouvons observer attentivement les nombreuses naissances de l'année s'accrochant fermement au dos de leur maman ou dans un enclos vitré pour les maintenir à l'écart des visiteurs durant les premiers moments de leur vie. 

Les saïmiris qui ont élu domicile face à l'ile aux singes hurleurs (octobre 2020, images personnelles)
Les saïmiris qui ont élu domicile face à l'ile aux singes hurleurs (octobre 2020, images personnelles)
Les saïmiris qui ont élu domicile face à l'ile aux singes hurleurs (octobre 2020, images personnelles)

Les saïmiris qui ont élu domicile face à l'ile aux singes hurleurs (octobre 2020, images personnelles)

Une année faste pour les naissances de saïmiris (octobre 2020, images personnelles)
Une année faste pour les naissances de saïmiris (octobre 2020, images personnelles)
Une année faste pour les naissances de saïmiris (octobre 2020, images personnelles)
Une année faste pour les naissances de saïmiris (octobre 2020, images personnelles)
Une année faste pour les naissances de saïmiris (octobre 2020, images personnelles)
Une année faste pour les naissances de saïmiris (octobre 2020, images personnelles)

Une année faste pour les naissances de saïmiris (octobre 2020, images personnelles)

Plus complexes à photographier, les ouistitis et les sakis se prêtent difficilement au jeu des objectifs. Ils bougent beaucoup, jouent entre eux sans nous prêter attention. Il faut savoir s'armer de patience pour les immortaliser sur carte mémoire. 

Des ouistitis en apparence sages mais très joueurs (octobre 2020, images personnelles)
Des ouistitis en apparence sages mais très joueurs (octobre 2020, images personnelles)
Des ouistitis en apparence sages mais très joueurs (octobre 2020, images personnelles)

Des ouistitis en apparence sages mais très joueurs (octobre 2020, images personnelles)

Nous poursuivons avec un très grand espace dédié à une grande communauté de géladas. Le groupe est scindé avec les femelles en train de s'occuper des plus jeunes qui jouent dans la structure en bois aménagée au milieu de leur ile. Plus loin, nous retrouvons le mâle dominant du groupe en pleine séance d'épouillage passionné avec une femelle nous offrant un spectacle plein de tendresse et de délicatesse. 

La communauté des geladas très soudée et solidaire (octobre 2020, images personnelles)
La communauté des geladas très soudée et solidaire (octobre 2020, images personnelles)
La communauté des geladas très soudée et solidaire (octobre 2020, images personnelles)
La communauté des geladas très soudée et solidaire (octobre 2020, images personnelles)
La communauté des geladas très soudée et solidaire (octobre 2020, images personnelles)
La communauté des geladas très soudée et solidaire (octobre 2020, images personnelles)
La communauté des geladas très soudée et solidaire (octobre 2020, images personnelles)

La communauté des geladas très soudée et solidaire (octobre 2020, images personnelles)

Notre visite se poursuit vers des singes de plus grande taille. Il nous faut faire preuve de patience et d'un grand sens de l'observation pour apercevoir la communauté de colobes guéréza perchée au loin dans les arbres et qui donnent l'air de se confondre dans des conciliabules interminables. Leurs poses détendues et leurs cris donnent l'impression d'une capacité à communiquer.

Ces colobes guéréza sont toute fois pourvus d'une particularité assez étonnante puisqu'ils ne possèdent que 4 doigts aux pattes avant alors qu'ils en possèdent bien cinq sur les pattes du bas. Se nourrissant de feuilles, il n'est donc pas étonnant de les voir près des cîmes à la recherche de leur nourriture. Ils possèdent en outre un estomac divisé en quatre poches leur permettant de digérer correctement, mais comme le processus est lent, il n'est pas rare de les surprendre en pleine digestion, et donc au grand désarroi des visiteurs, en pleine sieste. 

Les colobes guérézas adorent prendre de la hauteur pour surveiller leur environnement (octobre 2020, images personnelles)
Les colobes guérézas adorent prendre de la hauteur pour surveiller leur environnement (octobre 2020, images personnelles)

Les colobes guérézas adorent prendre de la hauteur pour surveiller leur environnement (octobre 2020, images personnelles)

Notre visite se poursuit avec le nourrissage de la communauté des bonobos. Pour les occuper, ils bénéficient de bon nombre d'enrichissement comme ces tubes dans lesquels ils peuvent trouver quelques friandises. A condition bien sur de comprendre comment les libérer. Le groupe est dynamique, les petits tracas sont vite réglés selon les codes des bonobos. Je vous laisse le soin de découvrir cette méthode très étonnante...

La grande famille des bonobos lors de leur séance de nourrissage commenté (octobre 2020, images personnelles)
La grande famille des bonobos lors de leur séance de nourrissage commenté (octobre 2020, images personnelles)
La grande famille des bonobos lors de leur séance de nourrissage commenté (octobre 2020, images personnelles)
La grande famille des bonobos lors de leur séance de nourrissage commenté (octobre 2020, images personnelles)
La grande famille des bonobos lors de leur séance de nourrissage commenté (octobre 2020, images personnelles)
La grande famille des bonobos lors de leur séance de nourrissage commenté (octobre 2020, images personnelles)
La grande famille des bonobos lors de leur séance de nourrissage commenté (octobre 2020, images personnelles)
La grande famille des bonobos lors de leur séance de nourrissage commenté (octobre 2020, images personnelles)

La grande famille des bonobos lors de leur séance de nourrissage commenté (octobre 2020, images personnelles)

Le territoire des lémuriens est notre prochaine étape. Ce nouveau territoire nous permet de découvrir 5 espèces qui vivent sur l'ile de Madagascar. Cette fois-ci, c'est le visiteur qui entre dans le territoire de ces petits singes. C'est l'occasion de faire de belles photos mais en prenant soin de ne jamais les toucher deux espèces de makis et trois de varis. 

Les makis catta sont une espèce très espiègle qui passe la plupart de son temps au sol, ils adorent prendre des poses et des bains de soleil, ce qui en fait d'excellents clients pour prendre de belles photos. Les makis couronnés ont un pelage qui tire sur le marron. ils sont intéressant à observer car ils mangent de petites feuilles, des insectes des fleurs. 

Les varis sont plus impressionnant d'aspect mais aussi dans leur comportement. A la moindre crainte, ils se mettent à hurler et à monter dans les arbres pour se protéger. Vous retrouverez dans cet espace des varis noir et blanc, des varis à ceinture blanche et des varis roux

Des varis et makis qui habitent dans cet espace d'immersion (octobre 2020, images personnelles)
Des varis et makis qui habitent dans cet espace d'immersion (octobre 2020, images personnelles)
Des varis et makis qui habitent dans cet espace d'immersion (octobre 2020, images personnelles)
Des varis et makis qui habitent dans cet espace d'immersion (octobre 2020, images personnelles)

Des varis et makis qui habitent dans cet espace d'immersion (octobre 2020, images personnelles)

Notre prochaine étape nous conduit vers les atèles à face rouge. Originaires de Guyane, ces facétieux petits singes nous montrent leur agilité à se déplacer sur un pont de corde et leur queue qui leur sert de point d'accroche supplémentaire.

Un atèle à face rouge en pleine séance de jeu sur le pont de cordes (octobre 2020, images personnelles)

Un atèle à face rouge en pleine séance de jeu sur le pont de cordes (octobre 2020, images personnelles)

Nous nous dirigeons vers un long espace dédié aux mandrills. Nous en avions gardé un grand souvenir car leur museau est très coloré et reconnaissable entre mille. Lorsqu'il se sent en danger ou menacé, il vous montrera ses impressionnantes et puissantes canines. 

Les mandrills (octobre 2020, images personnelles)
Les mandrills (octobre 2020, images personnelles)
Les mandrills (octobre 2020, images personnelles)

Les mandrills (octobre 2020, images personnelles)

Plus loin, nous découvrons une autre aire d'observation dédiée aux chimpanzés, mais cette année, nous avons eu un peu moins de chance et nous n'avons pas pu les observer. En dehors des horaires de nourrissages, ils s'enfoncent dans leur forêt pour vivre à l'écart des regards. 

En revanche, nous avons eu beaucoup plus de chance pour observer les gorilles. Le male en impose par sa carrure impressionnante et son dos argenté. D'un seul regard, il parvient à se faire respecter du groupe. C'est lui qui doit recevoir la première ration et ensuite il se met en retrait pour permettre au reste du groupe de se nourrir. Yaoundé, né en 1983 et arrivé à la Vallée des Singes en 1998, a besoin de 18 kilos de nourriture pour lui seul et son petit poids de 200 kilos. 

Le groupe des gorilles visibles lors des nourrissages (octobre 2020, images personnelles)
Le groupe des gorilles visibles lors des nourrissages (octobre 2020, images personnelles)
Le groupe des gorilles visibles lors des nourrissages (octobre 2020, images personnelles)
Le groupe des gorilles visibles lors des nourrissages (octobre 2020, images personnelles)
Le groupe des gorilles visibles lors des nourrissages (octobre 2020, images personnelles)
Le groupe des gorilles visibles lors des nourrissages (octobre 2020, images personnelles)
Le groupe des gorilles visibles lors des nourrissages (octobre 2020, images personnelles)

Le groupe des gorilles visibles lors des nourrissages (octobre 2020, images personnelles)

Les gorilles partagent leur territoire avec les colobes que nous avions vus de loin au début de notre visite, c'est l'occasion de les revoir une fois de plus, dans de meilleures conditions. 

Nous approchons ensuite de l'espace dédié aux gibbons à favoris blancs qui proviennent des forets tropicales d'Asie. Ci dessous vous pourrez découvrir les facéties du mâle qui saute et se balance de branche en branche avec une agilité extraordinaire. J'espère que vous pourrez les entendre chanter, leur cri est reconnaissable entre mille. 

Le gibbon à favoris blancs mâle dans ses acrobaties (octobre 2020, images personnelles)
Le gibbon à favoris blancs mâle dans ses acrobaties (octobre 2020, images personnelles)
Le gibbon à favoris blancs mâle dans ses acrobaties (octobre 2020, images personnelles)
Le gibbon à favoris blancs mâle dans ses acrobaties (octobre 2020, images personnelles)

Le gibbon à favoris blancs mâle dans ses acrobaties (octobre 2020, images personnelles)

Nous nous dirigeons ensuite vers l'espace des tamarins et des titis en attendant la prochaine rencontre avec un soigneur du parc. Au dessus de nos têtes, ces petits singes se jettent de branche en branche, poussent des petits cris très aigus. Il faudra un peu de patience aux amateurs de photos pour en réussir une réussie face à ces petites boules d'énergie.

Les tamarins dorés et titis perchés dans les arbres au dessus de nos têtes (octobre 2020, images personnelles)
Les tamarins dorés et titis perchés dans les arbres au dessus de nos têtes (octobre 2020, images personnelles)
Les tamarins dorés et titis perchés dans les arbres au dessus de nos têtes (octobre 2020, images personnelles)
Les tamarins dorés et titis perchés dans les arbres au dessus de nos têtes (octobre 2020, images personnelles)
Les tamarins dorés et titis perchés dans les arbres au dessus de nos têtes (octobre 2020, images personnelles)
Les tamarins dorés et titis perchés dans les arbres au dessus de nos têtes (octobre 2020, images personnelles)
Les tamarins dorés et titis perchés dans les arbres au dessus de nos têtes (octobre 2020, images personnelles)

Les tamarins dorés et titis perchés dans les arbres au dessus de nos têtes (octobre 2020, images personnelles)

Il est l'heure de nous rendre dans le vaste territoire dédié aux Magots qui appartiennent à la famille des Macaques. Ils vivent en Afrique du Nord à l'état naturel et leur pelage leur permet de supporter une grande amplitude thermique car il s'adapte aux conditions de température entre - 15 et + 45 degrés. Ils déambulent dans leur vaste espace mais lorsqu'un soigneur vient nous parler de cette espèce, ils se rassemblent autour du chemin qui traverse leur territoire et ils se prêtent assez volontiers aux séances photos. Mais ne vous approchez pas trop d'eux, ils vous feront vite comprendre que vous n'êtes que de passage sur leur territoire. 

La communauté des magots pendant leur nourrissage (octobre 2020, images personnelles)
La communauté des magots pendant leur nourrissage (octobre 2020, images personnelles)
La communauté des magots pendant leur nourrissage (octobre 2020, images personnelles)
La communauté des magots pendant leur nourrissage (octobre 2020, images personnelles)
La communauté des magots pendant leur nourrissage (octobre 2020, images personnelles)
La communauté des magots pendant leur nourrissage (octobre 2020, images personnelles)

La communauté des magots pendant leur nourrissage (octobre 2020, images personnelles)

Focus sur les différents sites de nourrissage et d'échanges avec les soigneurs

Une des grandes valeurs ajoutées de ce parc est la grande disponibilité des soigneurs qui assurent tout au long de la journée des nourrissages ou des points d'explication afin de sensibiliser le public aux différentes espèces de primates ainsi qu'aux dangers qu'ils encourent à l'état naturel et à l'impérieuse nécessité de les protéger. 

N'oubliez pas de consulter les horaires des nourrissages. Ils vous permettront d'observer les différentes catégories de primates sous leur meilleur jour. Les commentaires des soigneurs sont très intéressants, précis et méritent toute votre attention. C'est d'ailleurs le secret de la réussite des clichés qui illustrent cet article. Les singes sont plus calmes, plus proches des visiteurs, c'est ensuite au regard du photographe de juger du meilleur moment pour saisir leurs regards et leurs expressions si troublantes, car parfois si proches des nôtres. 

Les espaces aménagés avec des gradins face aux iles permettent d'observer certains primates. Leur mode de vie est bien organisé et les visiteurs ne font pas partie de leurs préoccupations. Je vous recommande de bien consulter les horaires des nourrissages de certaines catégories de primates tels que les bonobos, les gorilles, les chimpanzés, les saïmiris, les magots pour bénéficier des informations dispensées par les soigneurs. Pas question de les présenter en spectacle, ils viennent chercher, gagner leur nourriture et cela nous permet de prendre mieux conscience de leur organisation hiérarchique et des règles qui régissent les groupes (le matriarcat chez les bonobos, la toute puissance du grand gorille au dos argenté sur son groupe entre autre...). Pas question non plus d'organiser des interactions directes avec ces grands singes. 

Les sentiers qui entrent sur les iles permettent aux visiteurs d'observer de plus près les saimiris, les titis ou tamarins. On ne peut qu'être émerveillés de les voir évoluer librement au dessus de nos têtes ou à nos côtés comme cela peut être le cas pour les magots. Les soigneurs sont très vigilants à ce qu'on ne leur donne rien à manger (car cela pourrait être dangereux pour la santé des animaux). 

Lors de notre précédente visite, nous avons été témoins de la solidarité et conscience de groupe chez les makis. En effet, nous étions dans leur enclos d'immersion, nous les observons déambuler au sol, parfois dans les arbres au dessus de nos têtes. Mais entendant au loin un tracteur sur un chemin, toute cette petite communauté s'est inquiétés, ils se sont mis à hurler et sont tous montés dans les arbres pour fuir le danger de ce bruit parasite, tels qu'ils le feraient dans la nature. Autant dire que l'expérience est aussi inattendue que spectaculaire... 

Des espaces d'amusement ludique pour les enfants

Le parc propose deux espaces à l'attention des enfants pour venir compléter la visite. Ils peuvent en effet se rendre à la mini ferme située en face de la case aux chimpanzés. Elle fera le bonheur des jeunes visiteurs qui pourront voir de plus près les animaux de la ferme : moutons, chèvres, poules... L'espace est clôturé et les enfants sous la surveillance de leurs parents peuvent aller à la rencontre des animaux de la ferme.

Le jardin de la biodiversité est une jolie initiative qui plaira aux enfants comme aux adultes et qui a pour mission de nous sensibiliser aux gestes éco responsables, à la protection de la nature. L'espace est joliment décoré et donnera peut être des envie de bricolage utile pour la planète aux enfants.  

L'espace snack et un des petits coins de verdure du parc (octobre 2020, images personnelles)
L'espace snack et un des petits coins de verdure du parc (octobre 2020, images personnelles)

L'espace snack et un des petits coins de verdure du parc (octobre 2020, images personnelles)

Le jardin de la biodiversité, un joli outil de sensibilisation à la protection de la nature (octobre 2020, images personnelles)
Le jardin de la biodiversité, un joli outil de sensibilisation à la protection de la nature (octobre 2020, images personnelles)

Le jardin de la biodiversité, un joli outil de sensibilisation à la protection de la nature (octobre 2020, images personnelles)

Informations pratiques

Les horaires d'ouverture

Le parc est ouvert de 10 à 19h en haute saison et le reste de l'année, il ferme à 18h (d'avril à juin et en septembre-octobre) ou 17h (en février, mars, novembre). Ces horaires théoriques sont susceptibles de changer en fonction des décisions gouvernementales, donc pensez à consulter le site internet du parc pour être sur d'avoir les informations les plus exactes.  

Le parc se visite en une bonne demie journée mais cela peut valoir le coup de recommencer le circuit car certaines espèces aiment se cacher et s'accorder une deuxième chance pour les apercevoir peut s'avérer payant. 

De nombreux services sont à votre disposition

Deux lieux de restauration sont présents sur le parc : La Case des Chimpanzés et la Hutte aux Gorilles. Là encore, les horaires et jours d'ouverture peuvent varier. Une aire de pique nique est enfin mise à votre disposition. Si vous ne transportez pas votre nourriture dans un sac à dos bien fermé, vous pouvez demander des sacs à l'entrée qui vous permettront de transporter votre repas sans risque de chapardage. Les petits singes sont très joueurs mais leur donner à manger peut perturber leur équilibre alimentaire. Il ne faut en aucun cas leur donner à manger si on tient à eux ! 

Une belle boutique remplie de peluches toutes plus attendrissantes les unes que les autres, de jouets pour les enfants, d'articles de décoration. La boutique se trouve à la toute fin du parcours de visite

Pour vous aider à préparer votre visite : 

Vous pouvez vous rendre sur le site internet officiel du parc qui vous permettra d'en savoir davantage sur toutes les espèces de primates présentés ainsi qu'une billetterie qui vous permettra d'acheter votre billet à l'avance. N'hésitez pas à passer par la boutique en ligne pour découvrir des goodies tous mignons et soutenir le parc. Au moment où cet article est écrit, la boutique est désactivée mais elle devrait être à nouveau accessible à partir du 19 mai, date de réouverture du parc. 

 

Bonne visite et @ bientôt pour de nouvelles découvertes !!